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Galerie Annie Gabrielli

The Player
— Guillaume Martial
Du samedi 22 novembre au samedi 10 janvier 2015
Vernissage vendredi 21 novembre 2014 à 18h

Ce qui saute aux yeux dans les séries photographiques de Guillaume Martial, c’est la présence récurrente de l’architecture qui est représentée, dans la plupart des images, de manière tronquée, fragmentée ou fragmentaire. Ainsi, dans la série “Modulor”, le cadre de l’appareil photographique ne retient qu’une partie d’un gymnase alors que l’ensemble “Parade” présente des vues d’espaces urbains, souvent périphériques, habités, tour à tour, par un réservoir, une façade esseulée, un portail ouvrant sur un mur, une rampe de skateboard, une potence ou encore une cage de football.
Soudain isolés, ces éléments d’architecture apparaissent comme des traces, des vestiges d’une activité révolue ou d’une civilisation passée. Le choix du noir et blanc et la lumière entre chien et loup des prises de vue contribuent certainement à l’étrangeté, voire à la désolation, de ces lieux.

Et puis, il y a le corps qui vient s’inscrire dans ces espaces. Ce corps, c’est celui de Guillaume Martial qui, après avoir été arpenteur de la ville, se fait acteur des lieux qu’il a sélectionnés.
Dans la série “Parade”, le corps s’affirme et s’affiche pour habiter les espaces et les incarner, autant qu’il en révèle et en souligne les formes et les contours. Faisant le choix de mises en scène de lui-même, précaires et dérisoires, le photographe s’approprie les constructions quotidiennes par les usages nouveaux qu’il en fait : supports du corps, chambre noire ou plongeoir improvisé. C’est par l’action et le geste que sont rendus visibles ces pans de réel, y compris les plus insignifiants. Dans ces conjonctions du corps et du décor, les lieux deviennent le théâtre de saynètes dans lesquelles, à la gravité d’un monde déshumanisé, répond une implication corporelle aux accents burlesques et résolument vivante. En effet, par ses postures et son air impassible, Guillaume Martial réenchante le monde en lui insufflant une dose d’absurde et d’irrationnel.

Ceci est particulièrement vrai dans la série “Modulor”. Dans ces fables visuelles, le corps de l’artiste, masqué, transformé ou diminué dans ses capacités par des modules de couleur, est paradoxalement plus présent que jamais. Tel un acteur du muet, reconnaissable avec sa moustache et sa tenue de sport, le photographe devient un véritable personnage qui arrive, par le jeu avec lui-même, à faire triompher le corps avec humour.
Au travers des œuvres présentées dans l’exposition, Guillaume Martial fait la démonstration qu’il est possible de parler du monde et de la condition humaine au moyen de choses simples. Reste à savoir déceler dans la réalité les petits riens susceptibles de produire de grands enchantements...

“Guillaume Martial, Corps, décors, (r)accords”
Anne Dumonteil, octobre 2014




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